Comment améliorer son bien-être au travail quand on est hypersensible ?

Comment améliorer son bien-être au travail quand on est hypersensible ?

Un salarié sur 3 en France s’est déjà retrouvé dans une situation d’épuisement professionnel, notamment car les conditions de travail sont de plus en plus difficiles. Les hypersensibles font partie des personnes les plus exposées aux risques de burn-out. Pour quelles raisons ? Comment améliorer les conditions de travail si vous êtes hypersensible ? On fait le point sur la question.

Pourquoi les hypersensibles souffrent-ils davantage au travail ?

 Les personnes hypersensibles présentent plus de risques que les autres de souffrir de stress ou d’épuisement mental. En effet, des problèmes de concentration et une très forte émotivité sur le lieu de travail peuvent survenir si des conditions défavorables sont réunies, par exemple :

  • Un environnement de travail agité et bruyant
  • Une mauvaise ambiance sur le lieu de travail, des relations tendues entre collègues
  • Des objectifs de performance difficiles à réaliser
  • Un management distant, très peu à l’écoute des équipes
bureau
entreprise

Les hypersensibles risquent d’être “sur-stimulés” par un environnement extérieur où tout peut devenir source d’angoisse : un open-space bruyant, une lumière agressive, une remarque déplacée d’un collègue…

Alors qu’un hypersensible est souvent minutieux, a besoin de temps pour analyser et de calme pour se concentrer, il ne peut pas s’épanouir dans une entreprise moderne où la précarité croissante des conditions de travail s’ajoute à des exigences de performance et de flexibilité toujours plus grandes.

Comment améliorer la qualité de vie au travail des hypersensibles ?

Pourtant, il est reconnu que les hypersensibles, lorsqu’ils travaillent dans les bonnes conditions, obtiennent de meilleures performances que leurs collègues ! Quels sont les leviers sur lesquels il est essentiel d’agir pour améliorer le bien-être au travail si vous faites partie des personnes hypersensibles ?

travail
  1. Adopter un environnement de travail calme

Personne n’aime les open-spaces, et surtout pas les hypersensibles ! Si vous le pouvez, installez-vous dans un bureau isolé du bruit et de l’agitation ou travaillez depuis chez vous. Le calme est la priorité absolue pour vous.

  1. Prendre de la distance avec les émotions des collègues

Si vos managers manquent de bienveillance ou que vos collègues aiment les commérages, essayez de prendre du recul. Vous n’avez pas besoin de réagir à tout ce qui se passe autour de vous et vous pouvez faire une pause-café avec d’autres personnes avec qui vous vous sentez en sécurité.

hypersensibilité
  1. Adapter un comportement aligné avec vos valeurs

Les hypersensibles accordent en général beaucoup de valeur à leur intégrité et refusent de faire des “coups en douce” pour obtenir une promotion par exemple. Mais l’empathie est aussi un atout précieux pour se mettre en avant et avoir une bonne réputation “sans se salir les mains” !

  1. Apprendre à gérer vos propres émotions

La surstimulation peut provoquer des tsunamis émotionnels chez les hypersensibles, et de tels débordements peuvent être préjudiciables sur le lieu de travail. Des techniques simples de sophrologie pour un retour au calme peuvent vous aider à mieux gérer ces situations. 

    1. Demander des temps de réflexion

    Aujourd’hui, il faut être rapide et performant en toutes circonstances. Un hypersensible n’est généralement pas doué pour prendre des décisions dans l’urgence… mais après un temps d’analyse et de réflexion, ses décisions sont souvent les bonnes !

    hypersensibilité

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    Comprendre le TDAH -être mieux avec la sophrologie

    Comprendre le TDAH -être mieux avec la sophrologie

    Le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) est un trouble qui concerne les fonctions cognitives : attention, mémoire, fonctions exécutives. Comme les troubles Dys (dyslexie, dysgraphie, dysorthographie, dyscalculie, dysphasieetdyspraxie), le TDAH est assez fréquent et touche environ un enfant par classe. Décryptons dans cet article les caractéristiques du TDAH et voyons comment la sophrologie peut aider un enfant tout au long de sa scolarité ou un adulte dans sa vie quotidienne.

    Comment se manifeste le TDAH ?

    Le trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité se caractérise par l’association de trois éléments

    • Le déficit de l’attention ( grandes difficultés pour terminer une tâche ou maintenir sa concentration )
    • L’impulsivité ( impatience, interruption de la parole ou des activités des autres )
    • L’hyperactivité motrice ( impossibilité de rester en place, agitation continue )

    Les origines de ce troubles demeurent encore inconnues. On sait toutefois qu’il se manifeste avant l’âge de 12 ans et que 20 % des enfants présentent les 3 facteurs. Seuls un ou deux facteurs peuvent être particulièrement marqués pour les 80 % restants.

    TDAH

    La vie à l’école avec le TDAH : un vrai casse-tête !

    Pour vous aider à identifier si votre enfant souffre de TDAH, posez-vous ce quelques questions : 

    • Les troubles sont-ils occasionnels ou quotidiens ?
    • Est-ce que votre enfant renconter des difficultés relationnelles à l’école, avec ses professeurs ou ses camarades de classe ?
    • Est-ce que votre enfant dort bien ?

    Des moments d’hyperactivité, des conflits passagers ou des perturbations de l’attention, ça arrive à tout le monde. Mais un enfant ne peut pas vivre sa scolarité sereinement s’il souffre continuellement de difficultés de concentration, d’hyperactivité et d’impulsivité.

    Les troubles de l’apprentissage sont souvent à l’origine d’une anxiété, de passages dépressifs, voire d’échec scolaire. L’incompréhension ou le jugement hâtif de l’entourage peuvent en outre avoir des conséquences désastreuses sur l’estime de soi. L’adaptation au trouble d’un enfant à besoins spécifiques, à l’école comme à la maison, est donc pleinement justifiée. Je recommande notamment cette excellente fiche à destination des enseignants, avec des informations pratiques pour mieux accompagner les élèves dans cette situation. 

    L’adulte atteint de TDAH est plus anxieux que la moyenne

    Une récente étude a démontré que les adultes atteints d’un trouble de déficit de l’attention/hyperactivité étaient quatre fois plus sujets à des troubles anxieux que les personnes sans TDAH.

    De nombreux symptômes du TDAH sont communs à d’autres troubles (anxiété, dépression bipolarité, etc.), ce qui rend le diagnostic d’autant plus difficile à établir. Il peut même passer inaperçu pendant l’enfance et se révéler tardivement, avec des conséquences inévitables sur l’estime de soi et la relation aux autres.

    Les techniques utilisées lors des séances de sophrologie permettent d’ancrer une meilleure présence à soi et d’accroître les capacités de concentration. Un travail sur l’image de soi et la confiance peut également être engagé : il apporte ses bienfaits à la fois aux enfants et aux adultes. Enfin, la pratique des exercices de  respiration, de visualisation permet de retrouver le calme et la sérénité. La pratique de la sophrologie peut ainsi contribuer à apaiser certains symptômes contraignants du TDAH.

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    Comprendre les troubles Dys : la dysphasie – être mieux avec la sophrologie

    Comprendre les troubles Dys : la dysphasie – être mieux avec la sophrologie

    La dysphasie est un trouble de l’apprentissage et du développement du langage oral qui toucherait environ 2 % de la population. La dysphasie fait partie des « troubles dys », au même titre que la dyslexie, la dyscalculie, la  dysorthographie, la dyspraxie, et la dysgraphie.

    La dysphasie chez l’enfant

    Le langage oral n’a pas besoin d’un enseignement spécifique : il suffit qu’un enfant y soit exposé pour l’acquérir. Il réagit au son de la langue de ses parents puis en imite les voyelles, les tonalités, les rythmes. Il prononce ensuite des mots et une base de syntaxe se met en place progressivement. On observe un retard de langage lorsque l’enfant est en décalage avec l’âge moyen où il est supposé franchir les étapes d’acquisition du langage.

    dysphasie

    Crédit photo : www.kaboompics.com

    La dysphasie n’est pas un retard, mais un trouble spécifique dans l’apprentissage du langage oral. À l’instar des autres “troubles dys”, il n’est pas corellé à une déficience intellectuelle. Il est toujours bon de le rappeler, les préjugés ont la vie dure…

    Quels sont les signes d’une potentielle dysphasie ?

    • L’enfant a l’air de mal entendre, il ne réagit pas à des consignes simples.
    • Il mime ou montre du doigt pour s’exprimer mais n’utilise pas de mots.
    • Il est difficile de le comprendre quand il s’exprime à l’oral.
    • Ses compétences linguistiques stagnent, malgré la scolarisation.

    Notons que la dysphasie peut concerner les deux aspects du langage oral.

    • La parole : le discours manque de fluidité, la parole est saccadée et peut s’accompagner d’une articulation difficile. Les erreurs de syntaxe sont fréquentes.
    • La compréhension : l’enfant a du mal à comprendre ce qu’on lui dit, même énoncé simplement. Les métaphores et le second degré lui sont étrangers.

      La dysphasie chez l’adulte

      La dysphasie n’est pas qu’une condition infantile. Ce trouble spécifique de la communication orale est présent dès la naissance et se manifeste pendant toute la vie. Il touche donc aussi les adultes et les personnes âgées.

      Troubles de mémoire, d’attention ou de planification font partie des manifestations les plus courantes de la dysphasie à l’âge adulte. Elles peuvent également être accompagnées de difficultés de motricité fine et de coordination.

      Il en résulte les mêmes effets cliniques que chez l’enfant : des difficultés d’expression et de compréhension à l’oral. Mais si ses capacités à communiquer ne sont pas suffisemment stimulées tout au long de sa vie, l’adulte dysphasique peut ressentir une certaine frustration et voir ses aptitudes diminuer encore, jusqu’à toucher son estime de soi.

      La sophrologie pour mieux vivre la dysphasie

      Des séances de sophrologie s’inscrivent parfaitement en complément de l’intervention d’un.e orthophoniste ou d’une prise en charge neuropsychologique. La pratique régulière d’exercices sophrologiques simples permet de bons résultats pour regagner confiance et estime de soi, notamment. La sophrologie peut également intervenir pour aider à prendre du recul sur la dysphasie et à envisager le quotidien avec plus de sérénité.

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      Comprendre les troubles Dys : la dysorthographie et la dyscalculie – être mieux avec la sophrologie

      Comprendre les troubles Dys : la dysorthographie et la dyscalculie – être mieux avec la sophrologie

      La dysorthographie et la dyscalculie font partie des « troubles dys », tout comme la dyslexie, la dysphasie, la dyspraxie et la dysgraphie. Elles sont parfois difficiles à déceler et souvent associés entre eux. Ces affections, ainsi que le TDA/H (trouble de déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité) peuvent être plus faciles à vivre au quotidien grâce à la sophrologie.

      Qu’est-ce que la dysorthographie ?

      Les zéros en dictés sont fréquents chez les écoliers… et les adultes complexés à l’écrit par une mauvaise orthographe sont aussi nombreux ! Rassurez-vous, tous ne sont pas dysorthographiques. La difficulté de la langue et de l’apprentissage de l’orthographe à l’école rendent la maîtrise du français écrit particulièrement complexe.

      La dysorthographie est un trouble spécifiquement lié à l’encodage des mots et accompagne souvent une dyslexie. Il ne s’agit en aucun cas d’un déficit de mémoire ou d’intelligence. C’est au moment de l’apprentissage de la lecture que ces difficultés peuvent être décelés chez l’enfant.

      dysorthographie

      La dysorthographie diffère de la dysgraphie, qui concerne seulement la manière d’effectuer le geste d’écriture. Comment se manifeste concrètement la dysorthographie ? 

      • Par une difficulté à écrire sontanément et rapidement la bonne orthographe des mot. La transcription est simplement phonologique et les mots ne sont pas correctement séparés.
      • Par une difficulté à synthétiser en même temps les règles de grammaire et d’accords, la syntaxe et l’orthographe (même si toutes ces règles sont connues) pour créer une écriture fluide.

      Cette dernière difficulté a tendance à disparaître à l’adolescence. Si ce n’est pas le cas, alors un diagnostic de dysorthographie peut être envisagé.

      Qu’est-ce que la dyscalculie ?

      Il s’agit d’un trouble principalement lié à la manipulation des symboles numériques, à la réalisation des calculs mentaux et à l’évaluation approximative des grandes quantités.

      Un enfant qui ne parvient pas à apprendre ses tables de multiplications, peut présenter une dyscalculie, mais ce n’est pas systématique (il peut s’agir d’un trouble de la mémoire). En revanche, s’il éprouve des difficultés à utiliser les nombres au quotidien, la question peut se poser. Date de naissance, mesure de distance, indication de l’heure… les occasions d’utiliser les chiffres dans une journée sont très nombreuses !

      Les obstacles que rencontrent les dyscalculiques dans la manipulation concrète des nombres, rendent la résolution de problèmes et l’étude de matières scientifiques très compliquées. Paradoxalement, une personne souffrant de dyscalculie pourra exceller dans la manipulation des symboles abstraits de l’algèbre.

      Comme pour la dysorthographie, le simple fait d’être « nul en maths » ne justifie pas la présence du trouble. Un bilan complet comprenant une évaluation précise des aptitudes numériques doit être effectué auprès d’un professionnel.

      dyscalculie

      Comment la sophrologie peut-elle aider les dysorthographiques et les dyscalculiques ?

      La sophrologie permet l’acquisition de nombreuses techniques simples pour retrouver sa confiance en soi, qui peut être mise à mal par ces deux troubles spécifiques. Elle aide également les enfants, les ados et les adultes présentant ces difficultés à mieux gérer les périodes d’anxiété et les émotions négatives, et aide au retour au calme. 

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      Comprendre les troubles Dys : la dyspraxie – être mieux avec la sophrologie

      Comprendre les troubles Dys : la dyspraxie – être mieux avec la sophrologie

      La dyspraxie  est un trouble du développement moteur qui empêche certains gestes de s’automatiser. Les personnes dyspraxiques présentent souvent d’autres « troubles dys », comme la dyslexie (trouble de l’acquisition du langage), la dyscalculie(difficulté d’utilisation des nombres), la  dysphasie (difficulté d’expression orale), la dysorthographie (trouble lié à l’encodage des mots) ou la dysgraphie (difficulté liée à l’écriture manuscrite).

      L’enfant dyspraxique

      La dyspraxie toucherait environ 6 % des enfants scolarisés. Il s’agit d’un trouble assez peu connu et difficilement visible. On reconnaît un enfant dyspraxique à sa lenteur et à sa maladresse pour effectuer des gestes quotidiens.

      Des troubles neuro-visuels sont souvent à l’origine d’une dyspraxie : l’enfant a du mal à fixer son regard, donc à coordonner et réaliser des gestes volontaires, comme s’habiller ou tenir des couverts. Les activités où intervient la motricité fine ou encore l’apprentissage du vélo deviennent également compliqués.

      Quels sont les besoins d’un enfant dyspraxique ?

      Avant tout, un enfant dyspraxique a besoin de soutien et d’être rassuré par son environnement familial et social, qui lui procurera calme et structure.

      • A la maison : aider l’enfant à prendre conscience de ses difficultés, à les aborder autrement, à maîtriser sa colère, valoriser chaque action réussie, privilégier les activités “faciles” (pâte à modeler, sable…) et les ustensiles ergonomiques (chaussures à scratch, set de table antidérapant, brosse à dent électrique…)
      • À l’école : alléger le temps de travail, éviter de donner plusieurs consignes en même temps, accorder du temps à la réalisation des tâches, mettre un ordinateur à disposition, proposer des classements clairs par couleurs, utiliser des fiches mémo…
      enfant dyspraxique

      La dyspraxie au quotidien

      La dyspraxie n’est pas liée à un retard de développement intellectuel. Certaines personnes ont d’ailleurs un haut potentiel, même si l’écriture manuscrite est difficile (la dyspraxie est souvent associée à la dysgraphie).

      En revanche, les conséquences de la dyspraxie au quotidien sont importantes, à l’école comme dans la vie professionnelle : les difficultés d’organisation, de coordination et de rapidité d’exécution de consignes peuvent devenir très handicapantes.

      Comment la sophrologie aide les personnes dyspraxiques

      Un accompagnement par la sophrologie aide les enfants et les adultes souffrant de dyspraxie à mieux vivre au quotidien, grâce à des techniques simples pour :

      • Gérer la concentration
      • Favoriser la méditation et la réflexion
      • Découvrir de nouvelles sensations
      • Améliorer la mémorisation et l’apprentissage
      • Apprendre à garder son calme dans des situations de stress, gérer ses émotions.
      • Devenir plus autonome

      Vous trouverez des informations détaillées ainsi que des liens utiles dans la fiche dédiée à la dyspraxie. Je vous invite également à me contacter pour prendre rendez-vous et tester une séance de sophrologie afin d’améliorer votre quotidien ou celui de votre enfant dyspraxique.

      En écoute en podcast, ici