Comment fonctionne la motivation ?

Comment fonctionne la motivation ?

D’où vient la motivation ? Pourquoi est-on parfois très motivé pour réaliser certaines tâches, et à d’autres moment pas du tout ? Comment fonctionne la motivation, comment la créer et la faire durer ? On lève le voile aujourd’hui sur une question qui donne bien du fil à retordre à notre cerveau !

Motivé, motivé, il faut rester motivé 🙂

La motivation, c’est comme une force qui nous pousse à réaliser une tâche ou une activité. Par exemple, on est motivé pour apprendre à jongler, car le résultat procure une sensation de plaisir. Ou on est motivé pour aller au bureau chaque matin pour recevoir un salaire à la fin du mois. Dans les deux cas, la motivation est étroitement lié à la perspective d’une récompense. Voyons en détail comment elle fonctionne.

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Motivation extrinsèque ou intrinsèque ?

Il est important de distinguer deux types de motivations : la motivation extrinsèque et la motivation intrinsèque.

La motivation extrinsèque

La motivation extrinsèque est directement liée à un source de récompense externe (recevoir une somme d’argent, obtenir des “j’aime” sur une publication Instagram…) ou à une stratégie d’évitement d’une sanction

Son fonctionnement est plutôt évident et des leviers peuvent être facilement mis en place pour augmenter la motivation extrinsèque : proposer une augmentation de salaire à un employé peut faire grimper sa motivation. Ou pas. Car oui, ce n’est pas aussi simple !

La motivation intrinsèque

La motivation intrinsèque, c’est notre moteur interne, qui est principalement alimenté par deux sources : les sentiments de compétence et d’autonomie. En effet, avoir l’intime conviction d’être très doué dans un domaine est une source intarissable de motivation, et ce même si elle n’est pas directement liée à un système de récompense.

Pour conserver un niveau de motivation optimal, l’activité en question ne soit être ni trop simple, ni trop compliquée… bref, rester motivé est un véritable travail d’équilibriste ! Ajoutons encore d’autres facteurs récemment étudiés : on sait aujourd’hui que les retours positifs renforcent la motivation, tandis qu’à l’inverse, les critiques et la pression extérieure l’affaiblissent. 

motivation

Qu’est-ce qui nous motive réellement ?

La motivation pour réaliser une activité ou s’engager dans un comportement provient donc de notre personnalité, plutôt que d’un désir de recevoir une récompense extérieure. La “récompense intérieure” est plus importante à nos yeux :

  • Donner un sens à notre activité, à notre existence
  • Observer un progrès, pour soi ou pour les autres
  • Gagner en compétence, apprendre de nouvelles choses
  • Etc.
motivation enfants adolescents

Comment booster la motivation intrinsèque ?

Plusieurs techniques existent pour garder un niveau de motivation élevé.  A vous de tester celle qui vous convient le mieux !

  • Les défis : atteindre des objectifs qui ont un sens personnel permet de booster l’estime de soi et de se dépasser

 

  • La curiosité : une nouvelle activité dans un environnement inhabituel stimule la curiosité sensorielle et provoque le besoin d’en savoir plus. Hausse de motivation assurée !
  • La sensation de contrôle : accomplir une tâche en étant capable de tout contrôler peut être un facteur d’augmentation de la motivation chez certaines personnes
  • La coopération : vise un objectif commun en s’entraidant augmente la motivation intrinsèque (alors que la compétition joue sur la motivation extrinsèque).

On en parle ? Contactez-moi !

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A très vite !

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Etudes et révisions d’examens : Bien apprendre sans épuiser ton cerveau !

Etudes et révisions d’examens : Bien apprendre sans épuiser ton cerveau !

Que tu sois à l’école, au collège, au lycée ou en études supérieures, c’est parfois difficile de concilier les études en présentiel, les devoirs, les révisions avant les examens eux-même … 

Quand tu apprends de nouvelles notions, tu fais fonctionner ton cerveau : on appelle cela la charge cognitive. La situation actuelle peut ajouter une couche de stress dont tu te passerais bien ! Mais j’ai une bonne nouvelle pour toi. Si tu ne peux pas modifier tes conditions de vie en ce moment, tu peux diminuer la surcharge de ton cerveau pour mieux apprendre. Voici quelques astuces.

revision

Qu’est-ce que la charge cognitive ?

Commençons par expliquer ce concept. Chaque fois que tu dois emmagasiner de nouvelles connaissances ou comprendre un cours, tu es soumis à une charge cognitive, qui puise beaucoup d’énergie et de ressources mentales. Comme si tu devais porter un gros sac à dos sur plusieurs kilomètres, tu te sens épuisé après avoir longtemps révisé.

 

La charge cognitive est liée à trois facteurs

  • La difficulté de la matière étudiée : si tu es débutant en anglais par exemple, il sera compliqué pour toi d’apprendre par cœur les verbes irréguliers. Par contre, si tu es déjà en Terminale, tu as juste besoin de les relire pour te les remettre en mémoire.
  • Les outils à ta disposition pour apprendre : par exemple, la tectonique des plaques est plus simple à visualiser sur une carte du monde avec des flèches que sous la forme d’un long texte sans illustration.
  • L’effort que tu fournis pour apprendre : plus tu mobilises ton énergie pour apprendre, plus tu es fatigué.e, c’est logique !

Mais ce n’est pas tout : on sait aussi que l’apprentissage est plus facile quand on est motivé et quand on ressent des émotions positives. Tu as certainement déjà fait cette expérience en retenant facilement une leçon avec un professeur qui faisait des blagues pendant son cours : c’est normal !

Comment soulager cette charge et rester en forme quand tu révises ?

Voici trois astuces : 

La première chose à faire, c’est de bien organiser tes supports de cours et d’éliminer les détails qui n’ont pas d’importance. Regroupe toutes tes sources (textes, liens, illustrations…) dans un seul document bien rangé pour chaque thème.

Ensuite, repère bien les titres, les mots-clés et les informations essentielles pour concentrer ton apprentissage et éviter de te disperser. Si tu fais toi-même le tri dans l’ensemble des informations à ta disposition, tu apprendras plus facilement et la charge cognitive se régulera d’elle-même.

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Enfin, si tu observes que tu es plus à l’aise avec les documents vidéo qu’avec les pages de textes, tu es libre de rechercher de ton côté d’autres supports pédagogiques plus confortables pour toi. Cherche une vidéo YouTube sur le chapitre d’histoire sur lequel tu bloques, tu trouveras à coup sûr des émissions de qualité !

En résumé, tu peux créer de meilleures conditions pour apprendre ou réviser grâce à :

  • une bonne organisation de tes cours ;
  • un ciblage des informations essentielles ; 
  • une recherche de la méthode qui te convient le mieux.

Et après avoir bien travaillé, n’oublie pas de te récompenser et de faire une vraie pause pour laisser ton cerveau se reposer, c’est essentiel !

Il y a aussi le rire qui est important !

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Apprendre plus facilement avec le rire

Apprendre plus facilement avec le rire

Le rire aide à guérir de certaines maladies et favorise les relations sociales, mais savez-vous qu’il booste aussi les capacités d’apprentissage et la motivation ?

Rire, c’est bon pour la santé

Selon l’adage, il est bon de rire 7 minutes par jour pour garder la forme. Les vertus du rire sur notre santé ne sont plus à démontrer : détente musculaire, meilleure gestion du stress, etc. la pratique du yoga du rire connaît d’ailleurs un succès grandissant. 

rire enfant

Le rire est aussi utilisé comme traitement d’accompagnement contre les maladies chroniques et la douleur, car il peut aussi avoir un effet antalgique impressionnant. Mais les bienfaits du rire ne se limitent pas à la santé physique et mentale : rire, c’est aussi bon pour le fonctionnement du cerveau.

Deux chercheurs américains ont proposé un cours d’initiation à la philosophie entièrement composé de blagues : Platon et son ornithorynque entrent dans un bar. La philosophie expliquée par les blagues (sans blague ?)”. Ils ont constaté que le rire permettait une meilleure acquisition des connaissances, car le processus s’effectue de manière plaisante.

Apprendre en riant, ça marche !

Nous avons tous eu un jour un professeur qui a su capter notre attention en classe car il savait manier l’humour. Nous gardons sûrement un meilleur souvenir de ses cours que de ceux où les enseignants étaient neutres ou colériques.

S’il existe bel et bien des réponses spécifiques quand le cerveau est stimulé par des signaux vocaux émotionnels, seul le rire provoque une activité cérébrale liée à l’attention et à l’anticipation d’un événement agréable. Le rire constitue ainsi un levier précieux pour favoriser l’apprentissage et la motivation.

La libération de dopamine entraînée par la réaction à des situations drôles pourrait aussi être un facteur bénéfique pour les apprentissages. L’humour est donc un sujet très sérieux et un outil d’apprentissage qui mérite d’être étudié en profondeur.

rire

Savoir manier le rire pour favoriser les apprentissages, tout un art !

Même si la finalité de l’école n’est pas d’amuser les élèves, un peu d’humour dans les salles de classes ne nuit pas. Attention toutefois : si le rire est universel, l’humour est subjectif.

apprentissage

On évitera donc la moquerie et le sarcasme, agressifs et excluants, qui n’ont rien à voir avec l’appropriation des savoirs. On leur préférera les jeux de mots, les parodies ou les blagues, qui font appel à la créativité et à l’ouverture d’esprit.

Quels sont les bénéfices concrets d’une bonne utilisation de l’humour dans une salle de classe ?

  • Création d’une ambiance agréable ;
  • Facilitation d’apprentissage : les élèves ont l’impression de faire moins d’efforts pour apprendre ;
  • Perception positive de la matière enseignée.

Faire passer un message de façon ludique

Les publicitaires ont bien compris que le rire permettait de faire assimiler leurs messages plus facilement.

De même, de nombreuses chaînes YouTube de vulgarisation expliquent les sciences, l’histoire ou la culture de manière ludique. Je vous recommande vivement ces quelques émissions, qui m’ont permis d’apprendre (et de retenir !) davantage de choses que – parfois – pendant mes cours au lycée… =

N’hésitez pas à compléter cette petite liste dans les commentaires ! Contactez-moi pour que nous en discutions !

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[Témoignage d’autiste] : Comment lâcher prise quand on est une « control freak » ?

[Témoignage d’autiste] : Comment lâcher prise quand on est une « control freak » ?

Lâcher prise. Quelle drôle d’idée !

Je ne suis pas de ce genre-là, moi : chaque instant de ma vie doit être occupé à faire un truc.

  • Répondre à un mail
  • Écrire un article
  • Faire les courses
  • Faire le plein
  • Lancer une lessive
  • Regarder ce documentaire super intéressant
  • Récupérer mon colis à la Poste
  • Repeindre une chaise
  • Poncer une table de nuit
  • Faire 30mn de marche
  • Trier les livres de ma bibliothèque
  • Préparer des lasagnes
  • Dessiner le plan du petit meuble que je vais construire pour ranger les bouteilles…
  • Et, surtout, FAIRE DES LISTES de tout ce que je dois faire pour ne rien oublier.

Lâcher prise, si c’est synonyme de ne rien faire, alors c’est mission impossible. Non seulement je suis dans une logique ultra-productiviste (est-ce mon éducation ou mon TSA qui a décidé de m’affubler de ce trait de caractère ?), mais poser son cerveau fait partie des grands mystères de l’humanité.

J’ai souvent essayé de me relaxer dans un transat, d’écouter le vent dans les arbres et de regarder le ciel en essayant de ne penser à rien. Penser à RIEN. Bah ça marche pas.

Mon cerveau ne se calme jamais. Il tourne 24/7.

Parfois comme un petit moteur bien huilé, toujours en train d’avoir une nouvelle idée, de penser à un truc à faire demain, de faire remonter un vieux souvenir de nulle part, de se rappeler qu’il faut gonfler les pneus de mon vélo.

Parfois aussi comme un réacteur de Boeing en pleine tempête, jusqu’à me faire sentir de la chaleur à l’intérieur de mon crâne, à force de tenter de canaliser les millions de pensées qui se bousculent à l’entrée de mon imagination.

👀 La vidéo de Le TSA, mon chien et moi sur la charge mentale des autistes décrit assez bien ce que je ressens. 👇👇👇

Lâcher prise, si ça correspond à accepter de perdre le contrôle absolu que je crois avoir sur ma vie, alors c’est peine perdue. J’ai un petit côté « control freak », j’avoue.

Tout va bien pour moi quand je sais ce qui va se passer dans la prochaine heure, demain, le mois prochain. Un simple petit grain de sable suffit à détruire le fragile engrenage de ma vie bien cadrée. Un changement de programme et c’est l’angoisse. Un retard de train et c’est la catastrophe.

👀 Vous voulez énerver un autiste ? Changez les plans à la dernière minute ! Merci à la chaîne Putain d’autiste pour ce rappel indispensable ! 👇

Mais je ne suis pas une machine. Comment supporter la charge mentale et les aléas du quotidien sans jamais lâcher prise ? Je crois que c’est impossible.

Parfois, Je me sens comme un vieil ordinateur auquel on n’a jamais fait les mises à jour ni vidé la corbeille. C’est le trop plein, il faut défragmenter, évacuer les pensées parasites, jeter les souvenirs qui ne servent à rien, trier les informations, faire de la place pour acquérir de nouvelles connaissances.

Mais comment faire ?

Voici donc les principaux cas de figure pour moi, qui ne suis pas naturellement programmée pour être cool, ainsi que mes solutions qui marchent. En général. Parce que, évidemment, le lâcher prise n’est pas une science exacte. Ce serait trop facile.

autisme

🧘🏻‍♂️ Mode zen : c’est quand je choisis de lâcher prise… parce même ça, il faut le contrôler !

1️⃣ Méditer seule étant compliqué pour moi, j’opte pour la méditation guidée. De nombreuses ressources sont disponibles sur YouTube ou les plateformes d’écoute, j’ai fait ma petite sélection. Idem pour le yoga, je sais que ça me fait du bien mais je dois suivre un cours pour en profiter pleinement. Bref, il faut qu’on me dise quoi faire et je me relaxe mieux !

Efficacité : ⭐️

2️⃣ Marcher avec les écouteurs vissés sur les oreilles, plongée dans mes sélections musicales tout en faisant bouger mon corps au rythme des morceaux, en imaginant des histoires et des personnages le long de mon chemin. Je le faisais souvent quand j’habitais en ville, le béton et les transports en commun constituent d’excellents terrains de détente, avec le volume à fond évidemment.

Efficacité : ⭐️

3️⃣ Un temps calme dans mon hamac. J’ai un grand hamac dans lequel je peux m’enrouler complètement et me transformer en chrysalide géante le temps d’un petit somme (avec couette et oreiller en option). Le fait de me sentir contenue, protégée dans mon filet m’apaise énormément. Avec le chat qui ronronne sur les jambes c’est encore plus efficace.

Efficacité : ⭐️⭐️

4️⃣ Bricoler en utilisant des outils aux vibrations régulières, avec des boules Quiès pour un effet immersif encore plus prenant. La ponceuse et le rotofil font partie de mes chouchous. Avec un bonus pour le rotofil, qui me donne l’impression de passer l’aspirateur dans le jardin, ce qui est extrêmement satisfaisant !

Efficacité : ⭐️⭐️

5️⃣ Adopter le lâcher prise comme état d’esprit. Ralentir, arrêter de courir dans tous les sens pour remplir 50 tâches dans la journée, travailler moins mais mieux, supprimer les notifications du téléphone, prendre le temps de cuisiner tous les jours, avoir des poules et récolter des œufs frais… bref, arrêter de vouloir vivre à tout prix comme la plupart des neurotypiques !

Efficacité : ⭐️⭐️⭐️

À lire également :

Vis ma vie d’aut(omobil)iste, où comment je gère les trajets en voiture avec mon TSA et mes petites manies.

🤯 Mode hard : c’est quand mon corps décide de lâcher prise sans me demander mon avis. La bonne nouvelle, c’est que je l’écoute. La mauvaise, c’est qu’il le sait très bien.

🟡 Niveau d’urgence 1 : contrariété de type appeler ou répondre au téléphone à une personne que je ne connais pas.

✔️ Parade : j’ai à portée de main un petit objet souple en caoutchouc avec des picots (une brosse à légumes), que je triture pour me détendre.

🟠 Niveau d’urgence 2 : inconfort puissant lié à un évènement type prise de parole en public ou à un changement de programme.

✔️ Parade : l’isolement dans une bulle de protection, le mutisme, le refus net de tout contact social pendant un temps plus ou moins long.

🔴 Niveau d’urgence 3 : angoisse profonde liée par exemple à la peur de l’avion ou à la présence d’une foule.

✔️ Parade : l’évitement. J’avais un professeur d’arts martiaux qui répétait : « un combat évité est un combat de gagné ». Je suis totalement d’accord !

J’ignore si ma manière de tendre vers le lâcher prise est différente ou similaire à celle des personnes qui ne présentent pas de TSA.

Je ne pense pas qu’il y ait de cas de figure universel, on ne peut pas affirmer « ça c’est typiquement une réaction d’autiste » ou « ça c’est typiquement une réaction de neurotypique ».

Je sais simplement que certaines solutions, qui peuvent sembler étranges, fonctionnent pour moi (la ponceuse, sérieusement… et encore je ne me suis pas étendue sur mon amour du repassage !).

Je crois enfin qu’il est important de se connaître et d’accepter ses propres bizarreries et que le premier pas pour apprendre à lâcher prise est l’introspection.

Et ça, c’est le job de toute une vie (d’autiste ou pas !).

🧐 Pour aller plus loin : un excellent site sur la fatigue cognitive chez les autistes. https://www.autistic-brain-fatigue.com/comprendre-la-fatigue-cognitive

S’ouvrir à son enfant intérieur …

S’ouvrir à son enfant intérieur …

Au départ, ce sont des adultes que je reçois en sophrologie pour des problèmes de stress, de gestion des émotions, de troubles du sommeil, des problèmes liés souvent au travail et à l’épuisement professionnel .

Des adultes parfois en contrôle de leurs émotions, colère, tristesse, peur, dégoût, …

Des adultes en contrôle parfois, en pilote automatique, dans les « il faut que ». Parfois, des adultes qui ne sont plus connectés à eux, mais parfois coupés d’eux-mêmes, de ce qu’ils ressentent et ce à quoi ils peuvent aspirer.

C’est un besoin à la base qui les font pousser la porte de mon cabinet … un mal-être, une envie d’aller mieux, d’être mieux par une écoute, un retour à soi par le corps, la respiration en faisant de la sophrologie, mais pas que. En fait c’est tout ce qui est bon pour soi, tout ce temps que nous pouvons nous accorder juste pour reprendre notre place, celle que nous avons naturellement, en bienveillance avec nous-même. J’écris « nous » car nous sommes tous concernés plus ou moins, moi y compris.

adulte travail

Introduire un peu plus de vie, un peu plus de soi, un peu plus de pétillements, un peu plus de folie. Redevenir un enfant, peut-être le petit enfant que nous étions autrefois, revenir un peu plus vers notre « enfant intérieur ». J’évoque cela lors des séances en sophrologie.

Mais qu’est-ce que c’est ce concept de «  l’enfant intérieur » ?

L’enfant intérieur serait “la mémoire de l’enfant que nous avons été”. Ainsi, les joies, les peines, toutes les émotions ressenties, toutes les expériences de l’enfance marquent le “moi” profond et façonnent l’adulte en devenir d’après Marie-France et Emmanuel Ballet de Coquereaumont, créateurs de la méthode de l’enfant intérieur.

enfant intérieur

Cet enfant peut être inhibé, réduit au silence avec toutes les caractéristiques qui sont minimisées : spontanéité, résilience, joie, amour des autres, absence de jugement, espièglerie et exubérance.

Ainsi, reconnaître et libérer son enfant intérieur permet de vivre plus spontanément, de découvrir et libérer son potentiel créatif.  “Sitôt qu’un individu a apprivoisé et nourri spirituellement son Enfant intérieur blessé, l’énergie créatrice de son merveilleux Enfant naturel commence à émerger”, explique le  psychologue américain John Bradshaw.

Qui garde sa faiblesse est fort !

« Qui garde sa faiblesse est fort !». Le livre du Tao-te-king (le Livre de la voie et de la vertu) met en avant que chacun a l’opportunité de tirer une grande force de ses faiblesses. Ce sont les faiblesses conscientisées et acceptées qui rendent plus forts et plus humains. La vulnérabilité est ainsi universelle et fait écho aux nôtres. Se dévoiler vis-à-vis de ses faiblesses, est le meilleur moyen de devenir plus adulte et plus fort dans la vie. Être soi réclame du discernement et c’est à chacun d’être vigilant et de sentir avec qui il est possible de s’exprimer en toute confiance.

En séance de sophrologie, être à l’écoute de l’autre, sans jugement, rentrer dans sa carte du monde favorise la parole, l’expression de soi en toute confiance.

En se dévoilant, cela permet de développer la compassion. Le terme  « compassion » vient du latin « compasio » qui signifie « souffrance commune ». Ainsi, celui qui garde sa faiblesse est fort car il garde son entière humanité. Et se connaître, c’est reconnaître toutes les composantes de son humanité.

Et du côté de nos besoins ?

L’homme se caractérise aussi par de fortes aspirations, qui sont en fait des besoins, des besoins réels.

Thomas d’Ansembourg, psychothérapeute, définit ainsi les besoins : «  Il s’agit des besoins de base, ceux qui sont essentiels au maintien en vie, ceux que nous devons satisfaire pour trouver un équilibre satisfaisant, ceux qui touchent aux valeurs humaines. »

enfant jeu

Nous pouvons ignorer quels sont nos véritables besoins, de confondre aussi désirs et besoins. Les désirs sont plus fugaces, superficiels alors que les besoins sont plus profonds et plus justes. Les besoins sont, comme les désirs, nombreux, sauf qu’ils sont essentiels pour nous rendre heureux.

La capacité de répondre à ses besoins, dépend de ce qui a été reçu dans l’enfance. Aussi, de nombreux besoins chez l’adulte sont intimement liés aux manques de l’enfance. C’est un point essentiel pour Guy Corneau, psychanalyste, : « d’un point de vue psychologique, nos besoins s’articulent la plupart du temps à des blessures du passé ».

Les manques de l’enfance amènent des besoins impérieux à assouvir. Comme le besoin est juste, la recherche compensatoire risque d’entraîner des dépendances affectives, matérielles. L’unique personne capable de nous réparer est juste nous-même.

enfant émotions

Notre enfant intérieur,  comment le retrouver ?

Pour prendre contact avec notre enfant intérieur, voici quelques exercices simples :

  • Adopter les attitudes d’un enfant = Pour commencer à (re)prendre contact avec notre enfant intérieur, il est bien de se mettre dans la peau d’un enfant justement. Adopter des postures typiques, les gestes et les attitudes des enfants peut rapprocher de celui qui est en nous.
  • Entamer le dialogue avec notre enfant intérieur = Il est possible de commencer par lui écrire une lettre, en remontant dans nos souvenirs jusqu’au moment où la communication a été rompue avec lui. Comme dans une véritable discussion. Qui n’a jamais parlé tout(e) seul(e) ?-
  • Dessiner= Le dessin est largement plébiscité pour extérioriser ses émotions, ce qui nous interroge. Pour l’enfant intérieur, c’est possible de lui demander de dessiner comment il nous voit adulte. Afin de lui permettre de s’exprimer plus librement, c’est possible de dessiner de la main qui n’est pas utilisée (la gauche pour les droitiers et la droite pour les gauchers).

« Devenir un adulte qui s’ouvre à son coeur d’enfant est la véritable marque de la maturité » – John Bradshaw

 Alors prêt.e à vous ouvrir à votre cœur d’enfant ?

 Ce que j’apprécie le plus lors de séance en sophrologie, c’est lorsque la spontanéité, le rire, les émotions viennent. Elles viennent du plus profond de notre cœur, de notre innocence. Se reconnecter à soi, à son enfant-intérieur et juste faire confiance. Avoir confiance en soi, en la vie, juste prendre du temps pour soi. C’est un beau cadeau pour soi quand vous venez pour une séance sophro.

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